7 adjoints pour le maire de Mennecy, il en avait droit à 9... C'est son choix, mais nous pouvons en débattre surtout quand on voit la charge de la première adjointe:
Culture, Sport, Jeunesse, Vie Scolaire ( dans d'autres communes cela est géré par trois adjoints)
Deux solutions ou les thèmes sont survolés... ou les élus sont des experts.
NON ?
Cet article est paru dans la revue "Capital" de mars 1996:
Dans l'Essonne : une piscine olympique pour rien.
Mais quelle mouche a piqué Xavier Dugoin, président du conseil général de l'Essonne ?
En février 1990, il fait voter par le département la construction d'une piscine, à Mennecy, ville sans charme de 11000 habitants, dont il est aussi le maire. Le devis de 40 millions de francs semble raisonnable et n'inquiète personne.
Quelques mois plus tard, tout bascule. Le département s'est entre temps porté candidat pour recevoir les Jeux de la Francophonie de 1993. Une manifestation sportive assez confidentielle. Mais pour l'organiser, le président se bat comme un beau diable. Il décide d'allonger le bassin et de financer de nouveaux équipements (vestiaires supplémentaires, logements pour les sportifs...). Quelques élus, étonamment perspicaces, soulèvent alors un grave problème : les Jeux de la francophonie ne comportent pas d'épreuve de natation !
Ce détail fâcheux va-t-il arrêter Xavier Dugoin ? Pas du tout. Il veut coûte que coûte sa piscine olympique. Il l'aura. Mais à quel prix ! La facture totale atteint finalement 122,5 millions de francs. Quatre fois plu que prévu. Quant aux coûts d'entretien, ils dépassent 7,5 millions de francs par an. Le double du devis initial.
Comble du gaspillage, les Jeux de la francophonie de 1993 n'eurent pas lieu en Essonne, mais dans les Bouches-du-Rhône... Il a fallu un lobbying intensif de Xavier Dugoin pour que son département obtienne enfin les jeux en 1994. Heureusement, car il avait construit, au total, pour plus de 450 millions de francs d'équipements sportifs en prévision de ces réjouissances. Comme le stade d'Evry-Bondoufle : 10 000 places, dont 5 000 couvertes, et une facture de 140 millions de francs. Deux fois plus que le devis initial. Cet ouvrage, surdimensionné, a rarement fait le plein et n'accueille aucune manifestation sportive importante.
Coutumier de tels dérapages, le département voit aujourd'hui s'ouvrir un nouveau dossier, appelé "voie rapide Massy-Francilienne" : un projet de 4 voies de 12,5 kilomètres qui, n'étant pas aidé par la région, n'aboutira probablement pas. Qu'importe ! Le conseil général a commandé une étude au groupe Bouygues l'année dernière. Montant de la facture : 62 millions de francs, pour un dossier technique que plusieurs élus jugent léger et évaluent à 30 millions de francs maximum... Interloqués, ils ont saisi l chambre régionale des comptes.Les magistrats avaient déjà eu l'occasion, en 1994, d'épingler la politique de communication dispendieuse du département. Entre autres découvertes, la réalisation d'un film vidéo de dix-huit minutes seulement au prix astronomique de 945 537 francs. Circonstance aggravante : une version anglaise fut commandée et réglée, mais jamais reçue. La chambre s'était étonnée aussi d'une campagne d'affichage en faveur de plusieurs manifestations humanitaires : le département a payé des milliers d'affiches au prix de 125 francs l'unité, alors qu'elles avaient été proposées par devis à... 17,80 francs seulement.
F.G.
Commentaire n°1
posté par
danièle
le 26/03/2008 à 14h30
Je suis vraiment d'accord sur ce point, la charge de la première adjointe est immense, et je crains que certains sujets soient survolés. Je ne connais pas notre nouvelle première adjointe, et je ne veux en aucun cas lui faire de procès d'intention. Je regrette sincèrement que étant amené à travailler avec elle (en tant que membre de commission et conseiller municipal), M. Dugoin ai refusé quand je lui ai demandé publiquement, que nos futurs adjoints se présentent.
En effet sur un site concurrent au votre j'ai dû, comme d'autres de mes collègues justifier de mes compétences pour postuler au poste d'adjoint à la jeunesse et au sport pendant la campagne (dans la liste de M. Richomme), je n'ai en aucun cas trouvé cela déplacé et j'ai répondu (comme mes autres collègues) volontier trouvant cela sain pour la démocratie, de permettre aux électeurs de connaître les membres de notre équipe.
Monsieur Dugoin lui a refusé la demande d'un représentant des menneçois (41%) certainement pour montrer son autorité en tant que président du conseil municipal, arguant du fait que j'allais avoir tout le loisir de découvrir les compétences de ses adjoints pendant les six prochaines années. Alors je ne doute pas des compétences de Mme Pioffet, et je lui souhaite sincèrement d'avoir une grande expérience car la charge qui lui incombe est immense, et les commissions étant elles aussi réduites, le nombre de personnes pouvant l'aider s'en retrouve amoindri...
Commentaire n°2
posté par
Matthieu Raynaud
le 27/03/2008 à 12h47
Je viens de voir que Dugoin avait fait le choix de seulement 7 adjoints alors que la loi lui en autorisait plus. Deux remarques:
- Moins d'adjoints permet d'avoir une main mise sur plus de domaines (non paratgés...on peut enlever aussi les finances gérées par fiston...)
- Par ailleurs, pour indemniser les adjoints, la ville dispose d'une enveloppe globale à se partager. Moins d'adjoint que prévu c'est donc plus à se partager... qui prendra la part des postes supprimés...???
Commentaire n°3
posté par
GG
le 28/03/2008 à 19h46